De la cérémonie du dévoilement à Alger (1958) à Ni Putes Ni Soumises : l’instrumentalisation coloniale et néo-coloniale de la cause des femmes.

Le dévoilement, une violence coloniale

13 mai 58 à Alger, place du Gouvernement : des musulmanes montées sur un podium pour brûler leur voile. L’enjeu de cette mise en scène est de taille : il faut pour les autorités coloniales que les femmes algériennes se désolidarisent du combat des leurs.

Leur exposition sert de langage : celui d’une puissance coloniale qui oeuvre pour gagner les femmes à l’émancipation et à la pérennité de la " civilisation française ".

Réaction épidermique de la société algérienne : maintenir - et c’est vital - les femmes hors de l’invasion coloniale pour préserver l’être algérien. " Certaines, décrit Franz Fanon, dévoilées depuis longtemps reprennent le voile affirmant ainsi qu’il n’est pas vrai que la femme se libère sur l’invitation de la France et du Général de Gaulle ".

Aujourd’hui, quarante ans après l’indépendance, les méthodes ont changé dans la forme, mais pas dans le fond, car l’esprit colonial, toujours vivace, continue d’imprimer l’inconscient français. Duplice, il invoque constamment les grands principes qui fondent la République, mais préside à toutes les entreprises politiques qui disqualifient les fils et filles d’indigènes et valorisent un républicanisme franco-français prétendument universaliste.

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