Du droit d’Israël à être un Etat raciste

Du droit d’Israël à être un Etat raciste

Le combat d’Israël pour la paix est un combat sincère. De fait, Israël désire vivre en paix, non seulement avec ses voisins, mais aussi – en particulier – avec sa propre population palestinienne, ainsi qu’avec les Palestiniens des territoires qu’il a conquis et qu’il occupe par la force armée. Le désir de paix d’Israël n’est pas seulement rhétorique ; il est également substantiel, et profondément psychologique. A de rares exceptions près, les dirigeants sionistes les plus en vue, depuis l’origine du sionisme colonial, désiraient établir une paix avec les Palestiniens et avec d’autres Arabes, dont ils avaient voué les territoires à la colonisation de peuplement. La seule chose qu’Israël ait exigé, par le passé – et qu’Israël continue à exiger, aujourd’hui – pour mettre un terme à l’état de guerre avec les Palestiniens et avec ses voisins arabes, c’est que – tous – reconnaissent son droit à être un pays raciste pratiquant une discrimination légale à l’encontre des Palestiniens (et des Arabes, de manière générale), ainsi que son droit absolu à accorder des droits légaux différents, ainsi que des privilèges, à ses propres citoyens juifs, ainsi qu’à tous les juifs, partout ailleurs dans le monde. La résistance que les Palestiniens (et d’autres Arabes) ont lancé contre le droit d’Israël à être un Etat raciste est l’élément qui continue à s’interposer entre Israël et cette paix pour laquelle Israël s’est battu et à la recherche de laquelle il se voue, depuis des décennies. De fait, cette résistance, ça n’est rien moins que le « nouvel antisémitisme ».

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