La génétique comme paravent

Que cache la théorie du gène de la pédophilie ?

Il y a derrière cette histoire du gène de la pédophilie bien plus qu’une simple ignorance scientifique. Il faut tout d’abord, afin de bien en comprendre l’occurrence, la relier à la précédente tentative qui concernait le dépistage sarkozyen des premiers signes de la délinquance, chez les enfants de trois ans. Tout cela forme un bloc, une unité, une cohérence. Bref, derrière la génétique, il y a une politique qui n’ose pas encore s’assumer au grand jour, mais qui avance ses pions. De quoi s’agit-il ?

Tout simplement de faire entrer dans la tête des gens cette idée que le monde est comme il est, que l’on ne peut pas changer ce qui est naturel et que la science nous dispense de nous attaquer à ce qui n’est pas modifiable. Ce n’est pas la première fois que l’on fait jouer à la science et à la génétique, en particulier, le mauvais rôle qui consiste à lui faire légitimer des situations que certains hommes politiques voudraient nous faire croire naturelles (Mussolini nous a fait le coup avec son manifeste intitulé Difesa della razza (1), publié en juillet 1938 par un aréopage de scientifiques fascistes appelés à la rescousse d’une politique raciste).

Quelqu’un ayant fait du « c’est comme ça ! » sa philosophie personnelle a tout intérêt, pour nous convaincre que « le monde est comme il est », à donner à nos gènes plus de poids qu’ils n’en ont. « Il y a toujours eu des riches et toujours eu des pauvres, mon bon monsieur ! » N’en doutons pas, on viendra d’ici quelque temps nous expliquer qu’il y a un gène de la capacité d’entreprendre...

En somme, le privilège de l’inné sur l’acquis cache, ici, le privilège acquis, nous faisant le coup du « c’est inné ! ».(...)

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