La logique du barrage

Le principe de base d’un deuxième tour d’élection présidentielle est d’essayer de faire barrage au candidat que l’on estime le plus nuisible, pour l’empêcher à tout prix d’accéder au pouvoir. C’est ce qu’ont fait les électeurs de gauche en 2002 en avalant une grosse couleuvre appelée Chirac.
La question se pose donc à nouveau aujourd’hui. La réponse, à mon sens, est évidente. Je n’aurai pas la naïveté d’oublier qu’il y a dans l’entourage de Ségolène Royal des gens qui sont nos ennemis acharnés (le cas de Julien Dray, fondateur de SOS-Racisme, est emblématique). Mais avec Sarkozy, c’est pire (Simone Veil est, elle aussi, emblématique). Des électeurs de Jean-Marie Le Pen vont sans doute se faire piéger, au deuxième tour (mais certains l’ont été déjà au premier), par le discours de Sarkozy sur l’identité nationale et la perspective d’un pouvoir à poigne promis par l’ex-ministre de l’Intérieur. A la différence des gogos de droite, toujours volontaires pour se faire cocufier, nous savons, nous qui avons une conscience politique, que Sarkozy c’est l’homme de l’alignement de la France sur l’axe Washington-Tel-Aviv. Nous savons aussi, et surtout, qu’il veut appliquer la « discrimination positive » (c’est à dire, il faut le rappeler sans cesse, la préférence donnée systématiquement, dans tous les domaines, aux gens qui, ayant ou non une carte d’identité française dans la poche, sont et resteront toujours pour nous des intrus, qui ne peuvent appartenir ni de près ni de loin à notre peuple).
C’est pourquoi, sans hésitation ni état d’âme, je voterai Ségolène Royal.

Pierre VIAL

 
 
Les derniers articles