Sarkozy Bill

C’est génial ! Dès que je tombe sur Sarko à la télé, j’ai l’impression de me retrouver aux Etats-Unis dix ans en arrière, quand j’y vivais. Je revois Clinton faire son jogging tout sourire, n’hésitant pas à serrer des dizaines de mains, buvant de grandes gorgées heureuses d’eau minérale, jamais vu le sponsor, s’arrêtant même au mépris de toutes les lois du sport pour signer des autographes. Je revois les même images, comme s’il les avait achetées, les mêmes prises de vue, les angles, le cadrage, et le même dynanisme débordant d’un bel homme de cinquante ans nourri dès tout petit aux films américains, avec suffisamment de charme en tout cas pour séduire dix-huit millions de français. Je vois son souci de montrer la compassion (toute américaine) qu’il éprouve envers chaque membre de sa nation, pourvu qu’il ne s’agisse pas que d’une simple façade. Je constate le même amour effréné du star-system et de son clinquant, pourvu qu’il n’y perde pas son âme. Et j’ai vu aussi les mêmes bisous et caresses affectueuses distribués à femme et enfants devant des dizaines de caméras, les américains sont friands du genre. La seule question que je me pose après tous ces parallèles, c’est s’il fume lui aussi le cigare.