Où va la bonne conscience anti chaviste ?

Branle bas de combat cher lecteur de ce blog. La révolution démocratique du Vénézuéla a besoin de nous. Pour cela il faut faire tourner sur vos réseaux et listes de diffusion, tel quelle ou reformulée à votre manière, l’histoire pitoyable que voici. Il s’agit d’une motion déposée « en urgence » au Parlement européen par la droite (PPE et libéraux). Elle vise à faire condamner le gouvernement du Vénézuéla après qu’il n’ait pas renouvelé la concession d’une des télévisions privées de ce pays. Naturellement cette condamnation si elle intervenait permettrait de relancer la machine à propagande bien mise à mal depuis l’échec des campagnes mensongères sur « l’instauration d’un parti unique » au Vénézuéla et « l’élection à vie » du Président Chavez… Le label européen contre une mesure du gouvernement vénézuélien, sur une question présentant toutes les apparences d’un défi au libre droit d’expression, serait un encouragement pour l’opposition la plus violente au Vénézuéla. Elle cherche en effet un second souffle pour persister dans une attitude de confrontation totale avec le pouvoir, au moment où les partisans de l’opposition d’une attitude plus légaliste ont marqué des points. Mais d’abord voici les faits.

UNE DECISION LEGALE ET LEGITIME Au Venezuela, la durée des concessions des opérateurs de télévision est fixée à 20 ans. Le décret qui l’établit n’est certainement pas du sur mesure pour l’équipe gouvernementale en place puisqu’il date de 1987, c’est à dire d’avant les présidences de Chavez. Il n’a pas été remis en cause par la loi sur les télécommunications actuellement appliquée. La concession au groupe 1BC pour la chaîne RCTV expire le 27 mai 2007. En début d’année, RCTV a déposé son dossier pour le renouvellement de sa concession. Le ministère des télécommunications et l’informatique a répondu par la négative le 29 mars 2007, tout en laissant, par bonne volonté, la chaîne libre de diffuser ses programmes par d’autres canaux comme le cable et le satellite. La base de ce refus est fondée sur des faits vérifiables. Car au Venezuela - comme en France, les concessions sont accordées sur la base d’un cahier des charges précis. Le premier des engagements imposés aux opérateurs est, tout simplement, le respect de la loi.

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