Quand Varaut, Madelin, Taguieff... poursuivent en justice une documentaliste du lycée de Saint-Ouen-l’Aumône

Le 27 février 1997, le quotidien Libération publiait un article intitulé "Saint-Ouen l’Aumône, les relents bruns de la bibliothèque du lycée. - Un collectif de profs se mobilise contre les ouvrages aux idées d’extrême droite." Les enseignants s’étaient étonnés de la présence étrange et "déséquilibrée" dans le CDI du lycée d’ouvrages provenant d’éditeurs confidentiels comme les éditions de Chiré, ou d’abonnements à des revues telles que Enquête sur l’Histoire (voir "Quand l’extrême droite passe l’histoire en revue", Libération du 10 décembre 1991).

Un mois plus tard, à l’initiative de Maître Jean-Marc Varaut, avocat de Maurice Papon, quinze auteurs, dont certains connus pour leurs amitiés anciennes ou actuelles à l’extrême droite (Alain Madelin, Jean Raspail, Jean-François Chiappe, Vladimir Volkoff, Jean Tulard...) portaient plainte en diffamation contre une documentaliste du lycée Edmond Rostand, Reine Chaikhaoui, et le secrétaire académique du SGEN-CFDT, Alain Charbonnier. Pierre-André Taguieff se trouvait associé aux plaignants qui prétendaient que ces éducateurs avaient entrepris "l’épuration de la bibliothèque du CDI du Lycée de Saint-Ouen l’Aumône" et qu’ils avaient "porté atteinte à l’honneur et à la considération des requérants en leur imputant une proximité avec les idéologies racistes, révisionnistes, xénophobe et antisémites."

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