Castro

CASTRO Le dernier grand leader de la politique planétaire. Le plus grand stratège politique du 20ème siècle, pour avoir su traverser la guerre froide, la détente, la pérestroïka, l’après Union-Soviétique en défiant le chacal impérialiste étasunien et ses alliés sans égard pour l’autodétermination des nations. Ayant refusé la démocratie factice des gouvernements du continent sans le moindre pouvoir d’appliquer une politique propre, Fidel est incontestablement le maître à penser de la dignité nationale en Amérique. J’en veux pour preuve le Canada, second géant de l’Amérique, où les gouvernements hormis celui de Trudeau, ne sont que l’ombre du département d’État. En témoigne, un épisode de l’émission de Radio Canada une heure sur terre où l’on raconte qu’un ex ministre des affaires étrangères du pays voulait avoir des relations avec Kadhafi dans les années 90 « mais que madame Albright l’ayant engueulé, il a dû abandonner l’idée ».

Castro est donc le seul chef d’État du continent américain avoir été indépendant des États-Unis, le Cuba castriste aura été le seul pays d’Amérique à avoir eu la souveraineté et non simplement qu’un drapeau en symbole d’une indépendance symbolique mais sous contrôle des yankees. L’on saisit alors la portée de cette phrase phare de ce titan barbudo : "nous achevons l’indépendance". Mais dans un monde partagé entre prédateurs colonialistes alliés des États-Unis et larbins consentants des pays du Nord, l’on comprend que l’idéal castriste ait subi tous les mauvais noms.

Au-delà de la propagande, Castro a transformé un pays qui était un marchepied des États-Unis, un bordel des caraïbes en un peuple instruit, en santé, en un État-Nation résistant à l’impérialisme, qui aide d’autres peuples. Castro a enfin montré qu’il voulait que le temps de l’après Fidèle soit aussi sien en se retirant, et déroute encore une fois les étasuniens, ces maniaques psychopathes du département d’État - car n’est-ce pas de la psychopathologie que de se croire supérieur de tous les hommes et de vouloir en faire des choses que l’on utilise à ses profits économiques au point que s’ils refusent, il faille les punir, les bombarder, les tuer !

Dans son plus récent message, Castro dit aux étasuniens qui parlent de changer Cuba et veulent dominer les hommes de tous pays comme on actionne des robots par des boutons, pour prouver leur supériorité surhumaine en imposant leur capitalisme grivois, qu’il rejette « l’annexion de Cuba par les États-Unis et que ce sont les États-Unis qui doivent changer, pas Cuba ».

CAMILLE LOTY MALEBRANCHE