Une minute indigne

Le lundi 17 novembre à 16 heures, Danièle Hoffman-Rispal, vice-présidente ouvre à 16 heures la séance de l’assemblée nationale par ces mots "J’ai la tristesse de faire part du décès de notre collègue Jean-Marie Demange, député de la neuvième circonscription de Moselle. J’invite l’Assemblée à observer une minute de silence" (Mme et M. les membres du Gouvernement et Mmes et MM. les députés se lèvent et observent une minute de silence).(1)

L’observation d’une minute de silence au décès d’un député est habituelle à l’assemblée nationale. Avant de se suicider Jean-Marie Demange a assassiné sa compagne qui "a été battue pendant près de dix minutes par Jean-Marie Demange, puis elle est morte "instantanément" de blessures à la tête causées par un ou plusieurs tirs de revolver de calibre" (2).

Cette minute de silence est-elle donc une provocation à l’égard de toutes celles et tous ceux qui se battent contre les violences faites aux femmes, la marque d’une indifférence ou la triste conséquence de la manière dont les membres de la représentation nationale sont informés ?

(1) http://www.assemblee-nationale.fr/1... (2) http://www.lepoint.fr/actualites-so...

Le 21 novembre 2008 Jean-Michel Arberet Maire adjoint d’Arcueil, partenaire du groupe communiste.