Conversations avec Chávez et Castro

AUTEUR : Sean PENN

Traduit par Alexandre Govaerts, révisé par Fausto Giudice

Joe Biden, peu de temps avant son élection à la vice-présidence des États-Unis, encourageait ainsi ses troupes : “Nous ne pouvons continuer à dépendre de l’Arabie Saoudite ou d’un dictateur vénézuélien pour notre approvisionnement énergétique”. Bon, je sais bien ce qu’est l’Arabie Saoudite. Mais comme je m’étais rendu au Venezuela en 2006, que j’y avais visité les bidonvilles, que je m’étais mêlé aux riches membres de l’opposition et que j’avais passé des jours et des jours avec les supporters du président, je me suis demandé – façon de parler – à qui faisait référence le sénateur Biden.

Hugo Chávez Frias est le président démocratiquement élu du Venezuela, et quand je dis démocratiquement, je veux dire qu’il s’est présenté de nombreuses fois devant les électeurs au cours de scrutins que les observateurs internationaux ont déclaré réguliers et a obtenu de larges majorités dans un système qui, malgré ses défauts et irrégularités a donné à ses opposants l’opportunité de le battre et d’occuper son poste, tant à l’occasion du référendum de l’année dernière que lors des récentes élections régionales du mois de novembre.

Les paroles de Biden, au contraire, représentent le type de rhétorique qui nous a poussé à nous empêtrer dans une guerre coûteuse, tant en termes de vies que d’argent. Une guerre qui, bien qu’elle ait fait tomber un connard en Irak, a également fait tomber les principes les plus dynamiques sur lesquels ont été fondés les Etats-Unis, facilité le recrutement d’Al Qaïda et conduit à la déconstruction des forces armées étatsuniennes.

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