Du G20 à Durban II, le dessous des cartes

Un entretien avec Thierry Meyssan

Sur fond de crise économique et financière, du G20 à Durban II, les sommets et les conférences internationales se succèdent sans que les médias dominants nous éclairent beaucoup sur ce qui s’y joue et s’y décide vraiment. Silvia Cattori a demandé à Thierry Meyssan son appréciation de l’évolution des rapports de force induite par cette crise, et des politiques mises en œuvre par les Etats-Unis et la finance anglo-saxonne pour maintenir leur prééminence.

Silvia Cattori : Quels étaient les objectifs des États-Unis au récent G20 de Londres ? Dans quelle mesure sont-ils parvenus à les atteindre ? Ont-ils réussi à se rallier une majorité de dirigeants politiques ?

Thierry Meyssan : Les deux sommets des chefs d’État et de gouvernement du G20 à Washington, puis à Londres, ont consacré la suprématie de la finance anglo-saxonne, et posé les prémisses d’un gouvernement économique mondial sous leadership anglo-saxon.

Le troisième sommet est prévu à New York en marge de l’Assemblée générale de l’ONU ; ce qui est une manière d’humilier cette assemblée et d’affirmer l’existence d’un directoire économique des 20, équivalent au directoire politique du Conseil de sécurité, en dehors des institutions de l’ONU.

Cependant, malgré les embrassades publiques, aucun accord significatif n’a été conclu entre les membres du G20. .../...

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