GDF Le droit de grève aux urgences

Trois salariés syndiqués à Sud-énergie ont entamé une grève de la faim pour soutenir leur compagnon et collègue, tout près d’être licencié par le staff GDF, accessoirement pour une ligne taguée sur un mur et autres broutilles.

La situation s’est singulièrement aggravée puisque le médecin, appelé ce matin |31 décembre] auprès de Yann Cochin, l’un des grévistes, donc, a demandé l’intervention du Samu. Il aurait été conduit à l’hôpital Lariboisière.

La tête de GDF veut la peau de Nordine Mahroug, comme la expliqué Sud-énergie au Monde. « Ce technicien s’est fait mal voir à cause de son implication dans les grèves qui ont éclaté début avril chez GrDF et ErDF, le réseau de distribution d’électricité. La direction a voulu le punir, tout comme près de 250 autres salariés sanctionnés de diverses façons à la suite de ce conflit social. » déclare le Monde du 26 décembre.

Nous avons donc un droit, la grève, inscrit dans la Constitution du peuple français.

Face à ce droit un quarteron patronal qui, non content de briser demain une vie d’ouvrier et bientôt de quelques centaines dans la foulée – ce, d’autant plus que le spécimen patronal ordinaire incline à user de listes noires – cherche à rendre inopérant un droit national ancien et fondamental, dans l’espace du petit périmètre de parade qu’il considère sien, au même titre que son club de golf ou sa bonniche.

Trois personnes sont amenées à risquer leur santé en cette période familiale et festive, une autre va voir sa vie personnelle et familiale détruite par la perte de son emploi, de ses revenus et de sa fierté. Sans compter celle qui attendent de se voir, à leur tour, accusées et condamnées.

Pour défendre un droit.

Parce qu’un poignée d’individus malheureusement chargés de responsabilités dans une entreprise, se montrent sourds, cruels et réfractaires à tout ce qui n’est pas leur intérêt.

Intérêt patronal s’exerçant, une fois encore il faut le remarquer, par le management de la terreur.