La mort d’un tortionnaire français

"Les crevettes de Bigeard"

Une apologie honteuse

Nicolas Sarkozy a exprimé sa "profonde tristesse" à l’annonce du décès du général Bigeard, un "très grand soldat", qui incarnait "pour les Français, la figure héroïque du combattant". "Sa carrière exemplaire restera un modèle pour la République", a-t-il ajouté.

Quant à François Fillion, il a exprimé sa "grande tritesse" et salué la "grande figure des conflits d’Indochine et d’Algérie".

Parmi les pleureuses, on compte aussi Jean-Marie Le Pen, président du Front national, qui a salué le "brave type" et le "grand combattant" de l’armée française.

Jusqu’à Jean-Pierre Masseret, président (Parti socialiste) du Conseil régional de Lorraine, qui a exprimé son "émotion" et sa "tristesse".

C’est ainsi que la France officielle s’apprête à encenser un de ses soudards, vétéran des guerres coloniales.

La Gestapo française

En janvier 1955, sous le titre "La Gestapo d’Algérie", Claude Bourdet [1], dénonçait la torture pratiquée par l’armée française en Algérie. Il écrivait dans l’hebdomadaire France Observateur :

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