De la Tunisie, de l’Algérie et du Niger…

mardi 11 janvier 2011, par Tariq Ramadan

Il fallait bien un dictateur pour affirmer que les émeutes de la rue tunisienne sont des ingérences « de l’étranger » et des actes « impardonnables » assimilables au « terrorisme ». Le bon pouvoir tunisien, démocratique et non corrompu, sait de quoi il parle. Les alliés occidentaux manifestent quelques inquiétudes mais pas, ou peu, de condamnations. La police et l’armée tirent sur les civils à balles réelles, les morts se comptent déjà par dizaines, mais ce n’est point encore suffisant pour alarmer les cabinets occidentaux. L’allié tunisien a des privilèges particuliers, au sein la communauté internationale, pour traiter comme il se doit son opposition ou toute tentative de résister à sa dictature et à son oppression.

La Tunisie n’est pas une démocratie : c’est une dictature qui pratique l’assassinat politique, la torture et dont le gouvernement vit de la corruption la plus répandue. Il faut soutenir la population en général et les jeunes en particulier qui descendent dans la rue et qui demandent à ce que leur liberté et leurs droits soient protégés .../...

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