L’ASDHOM condamne l’agression de Bab El Had à Rabat et se solidarise avec les victimes

Au moment où des jeunes du mouvement du 20 février, soutenus par des défenseurs des droits de l’Homme et des militants marocains, s’apprêtaient à organiser un sit in le lundi 21 février à 18h pour prolonger la journée du 20, les forces de l’ordre ont fait éruption avec violence. Elles ont brutalisé les participants, dont Khadija Ryadi, présidente de l’AMDH, Mohamed Elaouni, coordinateur du Réseau Démocratique Marocain de Solidarité avec les peuples en lutte, ainsi que d’autres membres de l’AMDH. Les victimes de l’agression ont été transportées à l’hôpital pour recevoir des soins.

La vidéo suivante qui relate les faits montre le contraste dans l’attitude des forces de l’ordre entre la journée du 20 et celle du 21 février. Le répit n’a, semble-t-il, duré qu’une journée. L’ASDHOM dénonce cette agression et demande aux autorités marocaines de faire la lumière sur les circonstances de l’agression. Cette agression est une atteinte à la sureté et à l’intégrité physique des manifestants et des défenseurs de droits de l’Homme. Nous rappelons que l’une des revendications portées par le mouvement du 20 février et, au-delà, par le mouvement des droits de l’Homme, est de pouvoir manifester et se rassembler librement.

L’ASDHOM condamne aussi bien ces violences que celles qui ont émaillé, le 20 février, la fin de manifestations pacifiques dans quelques villes au Maroc. Ces violences sont clairement dirigées contre la dynamique du changement démocratique, voulu par le mouvement du 20 février.

L’Etat marocain se doit de protéger ses défenseurs de droits de l’Homme et non les brutaliser. Il doit leur garantir l’exercice de leurs fonctions relatives à la protection des manifestants.

L’ASDHOM assure toutes victimes de cette agression de son soutien indéfectible.

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Paris, le 22 février 2011
Bureau exécutif de l’ASDHOM

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