2012 : la mystification est dans la 2ème partie du nom du PS.

Matthieu VAILLAND

Le président Sarkozy est-il (re)présentable ?

La bourgeoisie cultivée a honte de ce parvenu qui a séduit Marianne pour se vautrer dans des palais habituellement fermés aux marchands de voitures qui parlent d’argent à table avec une syntaxe hasardeuse et une gestuelle saccadée propre à renverser leur cuillerée de potage sur la nappe brodée.

La bourgeoisie argentée, discrète sur ses signes extérieurs de richesse, craint que son côté bling-bling, ses montres, sa chaînette, ses Ray-ban, le Fouquet’s, le jet privé et le yacht de Bolloré, ses vacances dans des palais du dictateur monarque du Maroc et celles, qu’il couvrit aussi longtemps que possible, de Michèle Alliot-Marie chez le dictateur tunisien, de Fillon chez le dictateur égyptien, n’éloignent de lui des électeurs naguère acquis.

Hélas pour l’oligarchie, le président va s’auto-désigner candidat pour 2012. Le danger est alors une radicalisation de l’opinion publique avec un spectaculaire désaveu, à la mode arabe ou dans les urnes. Dans les urnes ? Pas forcément, le peuple est imprévisible qui se réveille parfois malgré une overdose de neuroleptiques. L’Humanité-Dimanche du 20 février 2011 publie un sondage de Louis Harris (qui ne fera pas la une des médias) où il appert que 58 % des Français, 82 % des sympathisants de gauche souhaitent une révolte en France.

Un guépard nommé MEDEF.

Devant ce risque, la solution est de suivre le fameux conseil (très à la mode ces temps-ci) du comte Tomaso di Lampedusa (le Guépard) : « Si nous voulons que tout continue, il faut d’abord que tout change ».

Le quotidien l’Humanité du 17 février 2011 révèle que le « Comité d’éthique » du MEDEF a présenté le 15 février un « Guide de bonne conduite » à destination des chefs .../...

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