Témoignage sur la collaboration ordinaire de la part d’agents de la sncf

Monsieur B, ressortissant tunisien, part en voyage. Il a avec lui ses bagages, son ticket de train mais il est en retard et a peur de rater ce dernier, aussi au lieu d’essayer de se repérer dans les panneaux va-t-il directement vers les employés SNCF de la gare de Narbonne pour leur demander sur quel quai est son train. Pas de réponse. Monsieur B. ne s’attarde pas et commence à traverser les voies à pied, pour essayer de trouver son quai.

Les agents de la SNCF l’arrêtent et le verbalisent pour avoir traversé les voies, non sans quelques remarques à caractère raciste : « vous vous croyez à Kaboul ? » lui lancent-il. Pour prouver son identité, Monsieur B. sort son passeport et son ancien titre de séjour et les agents de la SNCF s’aperçoivent alors qu’il est en séjour irrégulier en France. Une fois l’amende remise, la SNCF aurait dû laisser repartir Monsieur B. mais ils le retiennent sur le quai et s’amusent même de sa situation. Lorsqu’il demande à prendre son train, les agents .../...

Lire la suite en ligne : >>> Les indigènes de la république

1 commentaire
  • parce qu’il faut éviter de faire d’un cas particulier des généralités douteuses voici ci-après un communiqué de la CGT Cheminots de Nice :

    Nice, le 15 mars 2011

    DIGNE D’UN AUTRE TEMPS !

    Déjà alerté par l’union départementale CGT des Alpes-Maritimes Maritimes le 10 mars (courrier ci-joint) sur une situation intolérable dans notre département quant au traitement des flux migratoires actuels, la préfecture n’a semble-t-il pas compris l’importance de notre message.

    Ce matin sur le TER 86023 à destination de Vintimille les agents SNCF en service ont constaté des faits lamentables.
    Au départ de la gare de Cannes les forces de police sont venues aviser la contrôleuse que 39 personnes seraient reconduites à la frontière italienne encadrées de 7 agents de la police nationale et emprunteraient ce TER.
    Conformément à ses prérogatives, l’agent a demandé aux forces de l’ordre si ces dernières étaient munies de titres de transport.
    Les forces de l’ordre lui ont signalé que non et ont refusé que l’agent puisse en établir le procès verbal et ainsi faire son travail.
    Les agents de police ont dans la foulée « vidé » l’élément de tête du TER et déplacé les « clients » en queue pour y installer les voyageurs en situation irrégulière.
    Puis ils ont informé la contrôleuse que le train irait à son terminus Vintimille, mais qu’à partir de Menton Garavan, pour une question de juridiction, les forces de l’ordre descendraient du train.
    Pour justifier cela, la police nationale a avancé oralement un ordre de réquisition du train.
    Or la procédure de réquisition d’un train SNCF est très stricte et nécessite la présence d’un dirigeant SNCF.
    Ce matin, aucun ordre de réquisition écrit ne fut présenté aux agents.
    Plus tard dans la matinée nous avons constaté que la direction locale de la SNCF n’était en rien prévenue.
    Qui cautionne ces attitudes ?
    La CGT espère sincèrement que les propos de députés UMP à fort relent racistes (« les renvoyer par bateau ») ne viennent pas les encourager.
    Il est temps que ces élus de la République replongent le nez dans l’histoire de la Nation française, y compris celle où les juifs, les communistes, les tziganes, les homosexuels et tant d’autres furent déportés et exécutés.

    La CGT – Syndicat Cheminots de Nice.