La nomination de l’ex-président de Colombie comme professeur de l’Ecole Nationale d’Ingénieurs de Metz (ENIM) est un attentat à l’intelligence.

Comment Pierre Padilla, directeur de cette prestigieuse école, a-t-il pu imaginer qu’un personnage d’aussi sinistre réputation qu’Uribe Vélez puisse disposer de l’autorité morale pour éduquer les jeunes ? Pourquoi a-t-il omis dans sa présentation de leur parler de la « Sécurité démocratique » qu’il a mis en œuvre et qui a mis à feu et à sang la Colombie pendant les 8 années qu’ont duré ses deux mandats présidentiels ?

Comment a-t-il pu oublier de les informer que la Colombie vit depuis plus de 50 ans un conflit social, politique et armé dont est victime toute la population civile et que ce conflit est présenté comme un rapport de force entre des guérillas et l’Etat ?

Que dans cette guerre civile non déclarée, qui a connu une recrudescence pendant le mandat d’Uribe, le crime d’Etat que constitue la disparition forcée perpétrée par la « démocratie » en Colombie a dépassé les chiffres dramatiques des dictatures des pays du Cône sud et que 250 000 disparus réclament justice ? (1) .../...

Lire la suite en ligne : >>> Le Gavroche

 
 
Les derniers articles