La place Louis Renault de Rueil rebaptisée "place des salariés de Renault fusillés par l’occupant"

Une action pour faire échec aux tentatives de réhabilitation de Louis Renault, un patron collaborateur actif de l’occupant nazi.

Le 4 juin 2011, des militants se sont rassemblés, à Rueil, à l’initiative de la section du PCF, afin de débaptiser la « place Louis Renault » et de la rebaptiser « place des salariés de Renault fusillés par l’occupant ». Lors de ce rassemblement, Marc Becquey, conseiller municipal de Rueil a rappelé que cette place avait reçu son nom en 1992 lors de la création de Rueil 2000. Roger Silvain, ancien secrétaire du syndicat CGT de Renault Billancourt, a rappelé la tentative récente engagée par les petits enfants de Louis Renault pour faire d’une part réhabiliter leur grand-père et d’autre part obtenir une réparation financière. Il a rappelé que le syndicat CGT de Billancourt et ses dirigeants, lui-même et ses camarades, Michel Certano, présent au rassemblement, et Aimé Halbeher, retenu, ont été confrontés au sein de l’entreprise, à de nombreuses reprises à ces tentatives de réhabilitation. Et comment ils y avaient fait face avec succès. Roger Silvain a expliqué que derrière cette réécriture de l’Histoire se cachait la volonté d’effacer le rôle massif du patronat français et en particulier de Louis Renault dans la collaboration avec l’occupant nazi. Il a rappelé que ce sont des ouvriers résistants des Usines Renault qui ont été fusillés, certains au Mont Valérien, ou déportés, et qu’il est scandaleux de tenter de présente Louis Renault en victime. A la suite de cette présentation, la place a été symboliquement rebaptisée « Place des salariés de Renault fusillés par l’occupant ». Philippe Martinez, secrétaire général de la Fédération des Métaux CGT, et Annie Lacroix-Riz, historienne, spécialiste de la collaboration avec l’Allemagne nazie participaient à ce rassemblement.

Les participants se sont ensuite rendus au Mont Valérien pour se joindre à la cérémonie de commémoration des premiers fusillés du Mont-Valérien.

 
 
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