Alain Juppé, porteur de valises de Washington, et de BHL

« La France et d’autres puissances occidentales sont prêtes désormais à déposer devant l’assemblée générale de l’ONU un projet de résolution condamnant la violence en Syrie, quitte à risquer un veto de la Russie au Conseil de sécurité. » C’est en substance ce qu’a déclaré le 7 juin le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé. Outre que cette attitude sent l’opportunisme d’une diplomatie française qui continue de courir après ses rendez-vous manqués avec les révoltes tunisienne et égyptienne – au fait, messieurs Juppé et consorts n’avaient jamais rien trouvé à redire au pouvoir personnel, entre autres, de MM. Ben Ali et Moubarak – elle traduit un nouvel alignement de la France sur les positions et intérêts américains, après l’intervention en Libye. Une intervention qui est en fait une tentative désormais revendiquée de renversement d’un dirigeant qui déplait à Washington, et dont il faut rappeler qu’elle a été quasiment décidée à Paris sur l’injonction du faux philosophe – et vrai agent d’influence israélo-américain – Bernard-Henri Lévy : celui-ci est même passé par-dessus Alain Juppé pour forcer directement la main à Nicolas Sarkozy. Si M. Juppé avait eu un peu de dignité, il aurait dû proposer alors sa démission. Et s’il était le gaulliste qu’il prétend être, il ne ferait pas la politique étrangère de Washington, à Tripoli ou à Damas.

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