Dieu, que ces guerres sont saintes

Par par Daniel Bensaïd et Willy Pelletier
Le nouveau siècle a peut-être vraiment commencé le 11 septembre. Mais, contrairement à Jean Baudrillard, qui voit dans les attentats du 11 un "événement absolu" (Le Monde du 3 novembre), Balzac affirme dans César Birotteau que "les événements ne sont jamais absolus". L’événement absolu, c’est le miracle. Il n’appartient pas à l’histoire, mais à la théologie. L’événement selon Baudrillard est bel et bien miraculeux qui "défie toute forme d’interprétation". Dans un monde prosaïque et profane, l’événement a un avant et un après. Il s’inscrit dans une trame de conditions et de circonstances logiques.

Lire la suite en ligne : >>> La suite de cet article