Chienne de garde chez « Marianne »

Il est des journalistes dont la notoriété est faible mais la nocivité coriace. Ils officient dans des pseudo canards de gauche et distillent au fil des mois les idées nauséeuses qui forment l’opinion sécuritaire. Bénédicte Charles, à Marianne, est de ceux-là. Après avoir fait ses classes à Charlie Hebdo, elle surfe depuis quelques années sur les « grands » thèmes de l’actualité : l’insécurité, les jeunes délinquants, les violences urbaines, les banlieues-où-la-police-ne-va-plus, etc. Bénédicte Charles aime l’actu qui fait peur et ne rechigne pas elle-même à goûter au grand frisson, en compagnie des héros de la police avec lesquels elle réalise l’intégralité de ses meilleurs reportages. Comme à Royan, l’été dernier, devenu le temps de ses vacances un haut lieu de la délinquance villégiaturée. Ou à Lyon, quand « quatre individus cagoulés qui foncent en BMW » suscitent à la fois l’« excitation de la journaliste » (brrr !) et la « réaction amusée des flics de la BAC » (quel sang-froid !). Pour elle, la ville de Noir et de Millon doit sa « célébrité » non plus « à la soupe aux truffes Valéry Giscard d’Estaing » (sic) mais à « une formule beaucoup plus simple : banlieue Est, voyous, émeutes et casse-bélier » (« Insécurité, délinquance, le dossier vérité », Marianne, 17/09/01). La misère, le béton, les discriminations ? Inconnus au bataillon.

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