Bouteflika a programmé la mort des journalistes

Le ministre de l’Intérieur, Nourredine Yazid Zerhouni, vient de cautionner publiquement les appels au meurtre que des prêches haineux, prononcés par des imams payés par l’Etat, ont lancés à l’encontre des journalistes algériens, et notamment ceux du quotidien Liberté, et du dessinateur Ali Dilem, désigné nommément par le ministre. Cet appui du gouvernement algérien au lynchage des journalistes est très grave et ne saurait être passé sous silence. Il démontre, une fois de plus, la collusion entre les fondamentalistes algériens et le pouvoir d’Abdelaziz Bouteflika, dont Nourredine Yazid Zerhouni est l’un des principaux collaborateurs. Nous, citoyens algériens attachés à la liberté et à la démocratie, exprimons notre plus profonde inquiétude devant le climat inquisiteur et dictatorial qui s’installe en Algérie depuis quelques mois. Nous informons l’opinion nationale et internationale que le Pouvoir algérien a programmé la mise à mort de journalistes et d’intellectuels algériens qui ont osé braver la dictature de Bouteflika. L’Algérie est retournée aux années du terrorisme et de la peur, avec, cette fois-ci, le soutien actif et public du pouvoir algérien et du Président de la République.

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