Venezuela : respecter l’Etat de droit

Du côté de Manicomio, d’où l’on domine Caracas, le quartier est à la fois animé et tranquille. Les patients se succèdent au petit centre médical qui leur offre soins et médicaments gratuits. En fin de journée, les enfants laissent leur place aux adultes à l’Ecole Juan Bautista Alberdi, école abandonnée par la municipalité (opposition) et reprise en main par la communauté du quartier. Les étudiants de tous âges qui ont autrefois décroché ou n’ont pu, faute de moyens, poursuivre leurs études, ont retrouvé le goût et le chemin de l’école et viennent y suivre des cours de mise à niveau du Bac, avant d’envisager des études supérieures.

Il y a huit mois, le président Chavez a distribué aux habitants du quartier leurs titres de propriété. C’est qu’ici, dans ces barrios, ces quartiers populaires qui encerclent la capitale, les habitants ont construit leurs habitations, de bric et de broc, sans rien demander à personne. La brique n’est venue que récemment remplacer la tôle ondulée. Ces titres de propriété représentent, pour ces gens, l’accession à un statut de citoyen à part entière, une identité sociale et juridique : ils sont chez eux désormais, on ne pourra pas les chasser, ils ont à présent une adresse postale, l¹accès à l’eau, à l’électricité.

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