Le racisme à l’embauche

Ingénieur EDF-GDF, à ce titre je recrute très souvent des stagiaires en formation.
Mais mes lenteurs à trouver des sujets utiles autant à EDF-GDF qu’à l’étudiant, me font commencer la recherche du candidat en fin de premier trimestre. Je ne trouve donc que les laissés pour compte.
Et chaque année, les ravages du racisme "patronal" ou des cadres qui croient l’être sont toujours là : les "non normaux" sont surreprésentés.
Ce sont les étudiants dont les noms ont des consonances étrangères, mais aussi les handicapés et 50% de la population française (les femmes). Je ne parle pas de la galère de celles qui cumulent les 3 critères. En fait, je n’ai jamais été déçu par le travail de ces étudiants. Mes collègues recruteurs sont dans le faux pour deux raisons :
- 1) Pour leur entreprise : ces jeunes, pour arriver à ces niveaux, doivent se battre et sont généralement meilleurs que les autres. La peur ou le mépris aboutissent obligatoirement à l’échec. Avoir dès le début des rapports normaux adultes permettent une production utile.
- 2) Pour leur conscience humaine : le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit inscrit au code pénal. La dureté et l’injustice de la société libérale où nous vivons imposent de ne pas leur ajouter l’injustice supplémentaire des discriminations.
Ils perdent également de riches échanges, des approches différentes et constructives.

La seule discrimination qui n’apparaît pas envers les étudiants, c’est le racisme anti-jeune. La bêtise humaine ira-t-elle jusque là ? Ou saurons-nous voir l’intérêt de notre espèce (humaine) ?

Alain de la Loire

 
 
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