Réflexion sur les modèles français et israélien d’intégration

Il existe un proximité étonnante entre les modèles français et israélien d’intégration. Intégrationnisme et sionisme sont des avatars de l’impérialisme culturel.

Le 17 février 2004, une dépêche de l’Agence France Presse pour le moins incongrue a suscité une inquiétude légitime de la part des militants antisionistes du CAPJPO [1]. Intitulée « Raffarin salue les "expériences d’intégration intéressantes" en Israël », elle rendait compte d’une rencontre entre Jean-Pierre Raffarin, le mal aimé Premier ministre de France, et Moshe Katsav, président de l’État sioniste israélien. Jean-Pierre Raffarin a salué les « expériences d’intégration » en Israël, estimant que l’Etat sioniste constitue « un melting-pot, un métissage global intéressant sur le plan culturel et sur le plan social », et affirme « qu’il y a en Israël des expériences d’intégration qui sont des expériences intéressantes ». Nicole Guedj, secrétaire d’Etat aux Programmes immobiliers de la Justice, autrement dit constructrice de prisons, et qui participait à la petite sauterie, s’interroge alors sur un possible échange d’expérience entre la France et Israël : « [Israël] a pu réussir une intégration difficile. Pourquoi ne pas y penser en France ? ».

Le scandale vient d’abord du fait que la France ait pu accueillir le président d’un État terroriste. Un deuxième vient du fait que les Palestiniens, opprimés et colonisés, sont complètement occultés de l’affaire. Ils n’existent pas aux yeux de ces puissants, ils sont invisibles de l’autre côté du mur de l’apartheid. Mais ces prises de position sont intéressantes à un autre niveau parce qu’elles révèlent les proximités entre les modèles français et israélien d’intégration ...

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