Alima après Mouloud

Denis Sieffert

La présence d’Alima Boumédienne-Thiery, ex-députée européenne des Verts, sur la liste de gauche des sénatoriales à Paris a inspiré une drôle de missive à une quinzaine d’élus socialistes parisiens, maires d’arrondissement ou conseillers municipaux. La lettre, adressée au Premier secrétaire du parti socialiste, François Hollande, au maire de la capitale, Bertrand Delanoë, et au responsable de la fédération PS, Patrick Bloche, dresse un acte d’accusation qui en dit long sur la conception démocratique de ses auteurs. La militante écologiste n’aurait pas sa place sur une liste de gauche parce qu’elle « défend régulièrement des positions communautaires, non laïques, notamment sur le port du voile », et que, de surcroît, ô horreur, « elle a animé des débats avec Tariq Ramadan, qu’elle a soutenu lors du Forum social européen ». Que l’on nous comprenne bien : le déni de démocratie n’est pas tant dans l’interdit dont ces élus socialistes veulent frapper une candidate. Après tout, si nous avions affaire à une négationniste, ou une antisémite, l’indignation serait légitime.

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