Pourquoi Reporters sans frontières s’acharne sur Cuba ?

de Jean-Guy Allard
avec la participation de Marie-Dominique Bertuccioli

( voir aussi le dossier RSF - Reporters sans Frontières )

Il y a quelques semaines se réunissaient à Paris, dans un très luxueux salon de l’Hôtel Intercontinental, 93 personnalités - parmi les plus célèbres de France - venues participer à une vente aux enchères d’appareils photo jetables qu’elles avaient utilisés pour prendre des clichés de leur vie privée. Une idée originale qui a attiré entre les murs dorés de cette immense salle un public nombreux.

Cette assemblée spectaculaire était convoquée par l’ONG la plus bruyante de l’Hexagone, Reporters sans frontières, et son secrétaire général, Robert Ménard.

Sur la liste des participants que celui-ci s’est empressé de publier sur son site web, apparaissaient les noms de célébrités dont la réputation dépasse largement les frontières françaises.

Il y avait là les actrices Juliette Binoche, Sophie Marceau, Laetitia Casta, les chanteurs Renaud, Maxime Le Forestier, Patrick Bruel et Francis Cabrel, les cinéastes Claude Chabrol et Claude Zidi, le couturier Karl Lagerfeld.

Le but d’une telle réunion était, évidemment, de récolter de l’argent pour l’œuvre déclarée de Reporters sans frontières : la défense de la liberté de la presse.

Noble but... auquel personne ne peut refuser de souscrire !

Au cours des ans, Robert Ménard est ainsi arrivé à s’ériger, non seulement à Paris mais internationalement, en référence universelle.

Pourtant, lorsqu’il s’agit de Cuba, tout dans son profil fait de lui un agent de la CIA, soutient Jean-Guy Allard, journaliste québécois vivant à La Havane, dans son livre Le Dossier Robert Ménard : Pourquoi Reporters sans Frontière s’acharne sur Cuba“.

Au cours d’une entrevue récente qu’il lui accordait, l’ex-agent des services de renseignement cubains Nestor Baguer lui contait les détails de sa rencontre du 20 septembre 1998 avec Ménard, qui venait le recruter alors qu’il occupait le poste de Président de l’Association des journalistes « indépendants ». Dans son témoignage, Baguer explique comment le comportement de Ménard est calqué sur celui des agents de services secrets. À Miami, l’associée de Ménard, Nancy Pérez Crespo, a développé depuis le sous-sol de son bungalow un véritable réseau d’agences d’information cubaines soi-disant indépendantes, dont la prétendue indépendance est garantie par les subventions millionnaires de l’United States Agency for International Development (USAID) et de la National Endowment for Democracy (NED), organismes agissant pour le compte de la Central Intelligence Agency (CIA).

Le réseau de Nancy Crespo est ouvertement lié à un réseau d’individus qui, tous, ont participé activement aux collectes de fonds en faveur du terroriste international Luís Posada Carriles et de ses complices récemment condamnés au Panama. En plus d’avoir aussi été l’animateur de la campagne pour la libération d’Orlando Bosch, le terroriste le plus dangereux du continent, selon le FBI lui-même.

Ce même réseau fait aussi partie de ceux qui ont combattu avec une haine et un fanatisme proches de l’hystérie le retour du petit Elian à Cuba.

Ce sont ces mêmes personnes qui ont livré à G. W. Bush la Maison Blanche... en trafiquant les élections en Floride du Sud.

En quelques chapitres, l’auteur retrace aussi l’histoire des connections suspectes de Ménard avec les grandes fortunes du monde français des médias qui ont fait de lui un intouchable dans toute la presse de France.

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