Quand Jean-Christophe Rufin prône le délit d’opinion par Dominique Vidal

C’est une mode détestable : les intellectuels médiatiques se croient autorisés à pontifier sur des sujets dont ils ignorent tout, ou presque. Jean-Christophe Rufin, qu’on a connu plus rigoureux et plus pertinent, a le mérite de le reconnaître : il « en savait peu » sur la question de l’antisémitisme et du racisme. Et pourtant il a accepté de préparer un rapport à ce sujet pour le ministère de l’intérieur.

Rien d’étonnant, dès lors, si son incompétence éclate à la lecture de ce rapport. Certes, l’auteur a repris à son compte une série d’analyses et de propositions de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNDCH) et des associations engagées dans la lutte contre ces fléaux. Il y a donc, parmi les idées avancées, un certain nombre de suggestions positives : on lira notamment, dans la partie consacrée au racisme, les innovations concernant le signalement et le recensement des actes racistes, les cellules départementales de lutte, la diversification du recrutement des policiers, la création d’un observatoire du racisme et de l’antisémitisme sur Internet, l’ouverture d’une filière d’immigration économique distincte de l’OFPRA, etc.

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