De la critique à l’antisémitisme

L’assimilation des termes antisioniste et antisémite est aussi reprise dans le rapport Ruffin.

De la critique à l’antisémitisme
Par Pascal BONIFACE
mercredi 03 novembre 2004

Pascal Boniface directeur de l’Iris (Institut de relations internationales et stratégiques)

De nombreux responsables communautaires juifs et des intellectuels juifs et non juifs ont largement répandu l’idée que la critique du gouvernement israélien n’était qu’un alibi pour exprimer au nom des victimes palestiniennes un antisémitisme que l’on ne veut pas afficher franchement. Cette thèse a été reprise par Jean-Christophe Rufin dans un rapport au ministre de l’Intérieur sur la lutte contre le racisme et l’antisémitisme. Il estime qu’il existe « un antisionisme moderne né au confluent des luttes anticoloniales, antimondialisation, antiracistes, tiers-mondistes et gauchistes ». Selon lui cet « antisionisme est un antisémitisme par procuration ».

Il faut d’abord définir les termes. Qu’est-ce que l’antisémitisme ? Qu’est-ce que l’antisionisme ? L’antisémitisme est l’hostilité et même parfois la haine à l’égard des juifs, pris indifféremment pour la seule raison qu’ils sont juifs. Dans l’histoire, l’antisémitisme a conduit à des persécutions, des pogroms et à la Shoah.

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