Le débat avec la droite espagnole ravivé

Agence France-Presse
Madrid

La visite en Espagne du président vénézuélien, Hugo Chavez, qui devrait s’achever mardi, a tourné à l’affrontement entre gauche et droite espagnoles, au sujet du soutien apporté à l’éphémère coup d’État contre M. Chavez en 2002 par le gouvernement conservateur de José Maria Aznar.

Le ministre socialiste espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, avait ravivé la plaie en déclarant lundi soir à la télévision publique : « Sous l’ancien gouvernement, fait inédit dans la diplomatie espagnole, l’ambassadeur (d’Espagne au Venezuela) a reçu des instructions pour soutenir le coup d’État ».

Le président Chavez lui a emboîté le pas, affirmant mardi après une visite au Sénat que le soutien du gouvernement Aznar à ce coup d’État ne faisait « aucun doute » et avait constitué « une erreur gravissime ».

Le chef de l’opposition conservatrice espagnole, Mariano Rajoy, a vivement réagi à « cet incident diplomatique créé par une personnalité étrangère », lors d’une déclaration télévisée.

Le président du Parti populaire (PP, droite) a demandé à M. Chavez de « cesser ses graves accusations » et a exigé du chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero qu’il rectifie les propos de son ministre des Affaires étrangères.

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