Les altermondialistes et le traité constitutionnel européen

Par Raoul Marc Jennar,

chercheur militant et signataire de l’Appel des 200.

« Je suis altermondialiste et je soutiens la constitution européenne », m’écrivait, il y a peu, une ancienne députée européenne du groupe des Verts. Quelques socialistes qui s’étaient montrés à Porto Alegre ou dans les forums sociaux européens m’ont dit la même chose.

De qui se moquent-ils ? La contradiction est totale entre les objectifs des altermondialistes et les contraintes du traité constitutionnel européen.

Le combat fondateur des altermondialistes visait, en 1997-1998, le projet d’accord multilatéral sur l’investissement (AMI) dont l’objectif déclaré était de « réduire ou éliminer les restrictions aux investissements étrangers directs » afin de permettre aux investisseurs d’ignorer les lois du pays où ils allaient opérer. Aujourd’hui, l’AMI est inscrit dans le traité constitutionnel européen dans des termes identiques : l’Union contribue « à la suppression progressive des restrictions aux investissements étrangers directs » (article III-314).

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