Education Nationale : des rapports officiels accablants sur les résultats de leurs "réformes"

C’EST un inspecteur général de l’Education nationale, M. Ferrier, qui parle, dans un rapport officiel de 1998 :

"L’institution ne peut pas ne pas prendre au sérieux la situation ainsi révélée on peut estimer à environ 25% d’une classe d’âge la proportion des élèves en difficulté ou en grande difficulté à l’entrée du collège."

On peut lire ces lignes en ouverture d’un appel de l’association Sauver les lettres, contresigné déjà par de nombreuses personnalités (1).

On notera la conclusion, à la fois alarmée et responsable, de cet inspecteur général : "L’institution ne peut pas ne pas prendre au sérieux la situation."

Et maintenant, MM. Chirac, Jospin, Lang "prennent-ils au sérieux" cet effondrement scolaire et intellectuel, ces coupes claires de connaissances de base chez des millions d’enfants ? Tout au contraire, puisque, comme le montre l’appel dont nous parlons, les "nouveaux programmes" proposés par M. Lang dans le futur enseignement primaire taillent, tranchent, tronçonnent dans le français, la géométrie, l’histoire - géographie. Tout au contraire, puisque les instituteurs se mobilisent ces jours-ci pour empêcher le remplacement de leurs cours, de leurs leçons par des activités" diverses, brisant les emplois du temps, hachant la continuité scolaire. Si les rejetons de ces très "modernes" ministres —fieffés réactionnaires ennemis de l’école laïque, en fait, comme leur maître à penser Allègre —trouvent toujours de distinguées écoles pour préparer l’ENA, les enfants des salariés, ceux qui ne disposent que de l’école républicaine, devront "parler de tout sans rien connaître", conclut l’appel, qui exige que soit "arrêtée la destruction de l’enseignement d’une pensée structurée".

Lire la suite en ligne : >>> La suite sur "Sauver les lettres".. et c’est pas réjouissant !