Les États-Unis rattrapés par la réalité

Depuis la Première Guerre mondiale, et sous l’autorité du « journaliste » Walter Lippman, les États-Unis se sont forgés une image de marque flatteuse de « pays de la Liberté » qu’ils ont imposé au monde autant qu’à leur propre population. Favorisés par l’effondrement européen du début du XXe siècle, puis par celui de l’URSS, ils ont convaincu qu’ils représentaient le modèle de référence de la démocratie et de la prospérité.

Au nom de cette supériorité et de la « mission » que « Dieu » leur aurait confié, ils ont entrepris d’imposer leurs normes partout où cela était possible et de coloniser les zones pétrolières. Au cours des dernières années, Francis Fukuyama a expliqué que le triomphe de l’American way of life était définitif, que toutes les autres alternatives avaient été épuisées ou vaincues, et que l’Histoire était finie. Robert D. Kaplan a assuré que les pays hors de la zone d’influence états-unienne seraient livrés au chaos et à l’anarchie, de sorte que la Pax Americana était la seule issue souhaitable pour l’Humanité.

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