René Balme contre le couvre-feu

Monsieur le Préfet,

J’ai été avisé, dans la matinée par une radio locale, de ce que vous aviez pris la décision d’instaurer le « couvre-feu » sur l’ensemble de ma commune pour les nuits du 14 au 15 et du 15 au 16 novembre. J’ai eu confirmation de cette information à 11h52 à la réception du fax que vous m’avez envoyé.

Je condamne avec la plus grande fermeté les exactions, la violence et la provocation, d’où qu’elles viennent et je suis solidaire des victimes, de toutes les victimes. Ceci étant, permettez-moi de m’étonner -le mot est faible- en ma qualité d’élu du peuple, de ce qu’une décision aussi importante ait pu être prise sans aucune concertation avec les élus locaux de terrain et plus particulièrement avec le maire que je suis. Si cela avait été le cas et si un minimum de dialogue s’était instauré, j’aurais eu l’occasion de vous dire, de vive voix, que cette mesure ne trouve aucune justification sur le territoire de la commune de Grigny.

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