L’armée russe écrase la Tchétchénie sous la terreur et la torture

Les témoignages de Tchétchènes mais aussi d’ONG, dont l’organisation russe Memorial, font état d’une répression continue. Les nombreuses opérations de "nettoyage" menées ces dernières semaines près de Grozny ont donné lieu à des pillages, meurtres et sévices.
NAZRAN (Ingouchie) de notre envoyée spéciale

Les généraux tentent de donner un caractère légal aux exactions des "escadrons de la mort"."Ils ont dit qu’ils reviendront et qu’ils tueront le reste de la famille si on s’avise de parler.

Alors, on est tous partis", dit Aminat. Réfugiée en Ingouchie, cette Tchétchène, qui a déjà perdu un fils, un frère et trois neveux dans la guerre contre l’armée russe, n’accepte de parler que sous un nom d’emprunt. La peur imposée en Tchétchénie poursuit désormais ceux de ses habitants qui cherchent refuge dans la petite république voisine. En Ingouchie, ils ne craignent pas tant le froid et la faim, pourtant redoutables, que d’être repérés par les services russes qui organisent les rafles - les sinistres zatchistki, ou "nettoyages" - qui ont déjà à moitié vidé beaucoup de villages tchétchènes.

Lire la suite en ligne : >>> A lire dans le Monde