En cas de licenciement économique, les salariés s’interrogent souvent sur la durée pendant laquelle leur salaire peut être maintenu. Si certains dispositifs permettent une garantie temporaire des revenus, tous ne couvrent pas obligatoirement une année complète. Des différences notables existent selon la taille de l’entreprise, l’ancienneté du salarié ou encore la mesure de reclassement mise en œuvre. Cette analyse vous éclaire sur les véritables options permettant un maintien de salaire pendant 1 an après un licenciement économique en France.
Sommaire
📌 Licenciement économique : peut-on maintenir son salaire un an ?
✅ Bonne nouvelle : plusieurs dispositifs permettent un maintien partiel ou total des revenus pendant 12 mois ! En voici la synthèse :
| 🏢 Type d’entreprise | 🛠️ Dispositif principal | 💶 Montant & Durée |
|---|---|---|
| Entreprise ≥ 1 000 salariés | Congé de reclassement | Salaire intégral pendant 4 à 12 mois 📅 |
| Entreprise < 1 000 salariés | Contrat de sécurisation pro. (CSP) | ≈ 75 % du brut pendant 12 mois ⌛ |
| Toutes entreprises | Indemnités légales & chômage | Maintien partiel du niveau de vie selon cas 👛 |
| Accord collectif | Aides internes / congé mobilité | Maintien total ou partiel du salaire 💼 |
💡 À savoir :
- L’allocation du CSP est financée par l’Unédic (pas l’employeur).
- Les indemnités sont exonérées de charges dans certaines limites.
- La portabilité santé/prévoyance est assurée post-licenciement.
➡️ Conclusion : Oui, le maintien de revenu pendant un an est possible 🟢 grâce à une combinaison de dispositifs selon votre situation.
Maintien de salaire après licenciement économique : quelle base légale ?
Indemnités immédiates liées au licenciement économique
Dès la rupture du contrat de travail, plusieurs indemnités obligatoires permettent de garantir au salarié un revenu de substitution :
- Indemnité légale de licenciement : trente jours après la présentation de la lettre de licenciement, un salarié reçoit au moins 1/4 de mois de salaire par année d’ancienneté jusqu’à 10 ans, puis 1/3 au-delà.
- Indemnité compensatrice de préavis : si le salarié est dispensé de préavis, cette compensation garantit 1 à 3 mois de salaire, selon l’ancienneté.
- Indemnité pour congés non pris et autres soldes : incluant 13e mois, RTT, primes éventuels.
Ces montants garantissent un revenu transitoire à court terme mais ne suffisent pas à maintenir le niveau de vie pendant un an.
Fiscalité et plafonnements des indemnités
Les indemnités perçues lors d’un licenciement économique bénéficient d’un traitement fiscal spécifique. Elles sont exonérées de charges et d’impôt dans la limite de 2 PASS (plafonds annuels de la Sécurité sociale).
« Les indemnités versées dans le cadre d’un plan de sauvegarde de l’emploi peuvent être exonérées dans une certaine limite, fixée à 246 816 € en 2025. » — service-public.fr
Dispositifs de maintien partiel ou total du salaire pendant 12 mois
Le Congé de Reclassement dans les entreprises de plus de 1 000 salariés
Les salariés concernés peuvent bénéficier d’un maintien intégral de leur salaire pendant 4 à 12 mois, sous réserve de participer à des actions de formation ou de mobilité.
Ce congé, financé par l’entreprise, permet de maintenir l’activité professionnelle tout en préparant l’avenir du salarié licencié.
Le Contrat de Sécurisation Professionnelle (CSP)
Pour les entreprises de moins de 1 000 salariés, le CSP permet un maintien de salaire d’environ 75 % du brut sur 12 mois. Cette indemnité spécifique est financée par l’Unédic, sans coût pour l’entreprise.
Conditions : avoir au moins 1 an d’ancienneté et accepter le dispositif dès la proposition. Ce maintien est supérieur aux indemnités chômage classiques et s’accompagne d’un accompagnement renforcé.

Le maintien via accords collectifs internes
Certains plans de sauvegarde de l’emploi (PSE) ou accords négociés prévoient des dispositifs sur mesure pour maintenir tout ou partie du salaire jusqu’à un an ou plus. Parmi eux :
- Congés de mobilité avec versement intégral du salaire
- Indemnités supra-légales versées mensuellement
- Soutien à la création ou reprise d’entreprise avec appui financier
Ces mesures varient fortement d’une entreprise à l’autre. Ce sont souvent les grandes entreprises ou celles en procédure collective qui les proposent.
La complémentarité avec l’assurance chômage
En parallèle de ces indemnités et dispositifs d’entreprise, le salarié peut ouvrir des droits à l’assurance chômage dès la fin effective du contrat de travail.
Depuis avril 2025, l’indemnisation est mensualisée sur 30 jours fixes. Elle intervient en complément ou après le congé de reclassement ou le CSP selon la situation du salarié. Cela permet, dans la majorité des cas, d’étendre le maintien partiel des revenus au-delà d’un an.
« Un salarié bénéficiant successivement du CSP puis des allocations chômage peut garder un niveau de revenu partiel pendant environ 24 mois selon ses droits » — Pôle emploi, avril 2025
Comparatif clair des dispositifs de maintien de salaire après licenciement économique
| Type d’entreprise | Dispositif principal | Durée et montant des revenus maintenus |
|---|---|---|
| ≥ 1 000 salariés | Congé de reclassement | Salaire intégral de 4 à 12 mois |
| < 1 000 salariés | CSP | Environ 75% brut pendant 12 mois |
| Toutes entreprises | Indemnités et assurance chômage | Maintien partiel selon droits ouverts |
| Accords collectifs | Congé mobilité / aides internes | Total ou partiel jusqu’à 1 an ou plus |
Impact social et économique du maintien de salaire sur 1 an
Conséquences pour les entreprises
Maintenir les revenus d’un salarié après licenciement économique demande des ressources financières importantes. Cela peut peser fortement :
- Sur la trésorerie immédiate, en particulier pour les PME
- Sur la compétitivité si l’organisation est en difficulté structurelle
- Mais il y a aussi un effet positif sur la marque employeur et la stabilité sociale du climat interne
Effets pour les salariés concernés
Bénéficier d’un maintien du salaire pendant un an permet de limiter le choc financier, de soutenir les démarches de reconversion et de préserver les droits sociaux.
Mais cela ne gomme pas tout : le stress psychologique, l’inquiétude pour la suite ou les impacts sur la vie de famille demeurent très réels. C’est pourquoi l’accompagnement humain, au-delà des chiffres, reste crucial.





