Techniques d’investissement à envisager au quatrième trimestre

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Le dernier trimestre de l’année soulève de nouvelles questions pour les investisseurs. Faut-il s’attendre au traditionnel rebond de fin d’année ? Les banques centrales ont-elles vraiment fini de relever leurs taux ? Et comment positionner votre argent à l’approche de la fin de l’année ?

 

En France, la situation est plus équilibrée que dramatique. La croissance est faible mais ne s’effondre pas, l’inflation s’est calmée et le marché boursier reste stable grâce aux champions mondiaux. L’essentiel n’est pas de courir après des miracles, mais de profiter du quatrième trimestre pour sécuriser vos revenus, mettre de l’ordre dans votre portefeuille et préparer 2026.

Taux, inflation et rendements

Les taux d’intérêt sont le principal moteur des marchés. Après plusieurs années de hausse, les banques centrales réduisent désormais légèrement leurs taux. La Banque centrale européenne (BCE) a fixé son taux de dépôt à 2,0 %. L’inflation dans la zone euro est d’environ 2,2 %. En France, l’inflation est encore plus faible, proche de 1 %.

 

C’est une bonne nouvelle pour les épargnants : vous pouvez encore obtenir des rendements solides sur des produits sûrs tels que les bons du Trésor à court terme ou les fonds monétaires. Mais ces rendements s’estomperont lorsque la BCE procédera à une nouvelle baisse. C’est pourquoi de nombreux conseillers suggèrent de « bloquer » dès maintenant les obligations à plus long terme. Pour les investisseurs français, cela signifie acheter des OAT (Obligations Assimilables du Trésor) avec des échéances de 2, 5 ou 10 ans, ou utiliser un ETF obligataire de la zone euro. Répartir vos échéances entre des obligations à court, moyen et long terme (ce que l’on appelle une « échelle obligataire ») est un moyen simple d’éviter d’avoir à deviner le moment idéal. Vos obligations arriveront ainsi à échéance à des dates différentes, ce qui vous permettra de toujours disposer d’une partie de votre argent pour réinvestir, quelle que soit la situation des marchés.

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L’économie française au quatrième trimestre

La France fait du surplace. Selon la Banque de France, la croissance du PIB devrait s’établir à environ 0,2 % pour le trimestre. L’inflation est au plus bas, oscillant autour de 1 %. Le chômage reste stable à 7,5 %, même si les enquêtes auprès des entreprises font état d’une contraction.

 

Le marché boursier, quant à lui, suit son propre chemin. Le CAC 40 se maintient autour de 8 000 points, grâce à la présence mondiale des poids lourds français tels que TotalEnergies, L’Oréal et Sanofi. Ces entreprises réalisent l’essentiel de leur chiffre d’affaires à l’étranger, ce qui leur permet de prospérer même si la demande locale faiblit. Les petites entreprises nationales ne bénéficient toutefois pas du même privilège.

 

Si cela vous semble familier, c’est parce que ça l’est. La France a connu une période similaire entre 2014 et 2016 : croissance faible, inflation basse, soutien important de la BCE. À l’époque, le CAC avait tout de même enregistré une hausse de 8,5 % en 2015, grâce aux dividendes et aux revenus mondiaux.

 

Beaucoup oublient que l’euro s’est également fortement déprécié pendant cette période, passant d’environ 1,37 dollar en 2014 à moins de 1,10 dollar début 2015. Les investisseurs qui ont combiné des positions en actions avec des opérations de change se sont protégés contre les pertes de change et ont amélioré leurs rendements globaux.

 

Force saisonnière

Le quatrième trimestre a la réputation d’être favorable aux investisseurs. Historiquement, c’est le trimestre le plus fort pour les actions, surtout lorsque l’année a déjà été positive. Mais ce « rallye de Noël » n’est pas garanti. Miser vos économies dessus s’apparente davantage à un pari qu’à un investissement. 

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Ce que vous pouvez faire, c’est profiter de la vigueur du quatrième trimestre pour faire le ménage. Réalisez des bénéfices sur vos plus gros gagnants. Ajoutez un peu aux entreprises dans lesquelles vous croyez, mais qui ont pris du retard. Et ne vous laissez pas emporter par les tendances du moment sur Internet. Oui, les actions technologiques et de consommation bénéficient souvent des dépenses liées aux fêtes de fin d’année, mais ce n’est pas une excuse pour abandonner toute discipline.

Obligations, liquidités et matières premières

Les produits de trésorerie à court terme ont été très rentables en 2025. Mais avec la baisse des taux, ces rendements vont diminuer. C’est pourquoi il est judicieux de constituer dès maintenant une échelle d’obligations, en combinant des OAT à court, moyen et long terme. Si vous ne souhaitez pas choisir vous-même les échéances, un ETF obligataire euro de qualité investment grade peut faire l’affaire.

 

Les liquidités ont toujours leur place. Elles vous offrent des options. Conservez-en une partie dans des bons à court terme ou des fonds monétaires et soyez prêt à les mettre à profit si les marchés vacillent.

 

Les matières premières, quant à elles, perdent de leur vigueur. Le pétrole se situe autour de 60 dollars le baril, et les prévisions indiquent un excédent jusqu’à la fin de 2025. L’énergie mérite une place à la table, mais une place modeste dans le cadre de la diversification.

Les bénéfices comptent plus que les gros titres

L’optimisme est une bonne chose, mais ce sont les bénéfices qui déterminent les rendements. Dans le contexte actuel, les entreprises qui méritent d’être conservées sont celles qui ont un flux de trésorerie disponible stable, un bilan solide et un véritable pouvoir de fixation des prix. Les dividendes et les rachats d’actions doivent provenir des bénéfices, et non de fonds empruntés. 

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La stratégie intelligente consiste à conserver un fonds indiciel bon marché et diversifié comme placement de base. N’utilisez qu’une petite partie de votre portefeuille pour les choix auxquels vous croyez fermement. De cette façon, le quatrième trimestre n’est qu’un chapitre de votre plan à long terme, et non un pari décisif. 

Comment répartir un portefeuille de 10 000 €

Si vous voulez des chiffres, voici une méthode simple pour faire fructifier 10 000 € ce trimestre :

 

  • Obligations (35 % = 3 500 €) : ETF euro de qualité investissement et échelle d’OAT. Bloquez les rendements tant qu’ils durent.
  • Actions (30 % = 3 000 €) : ETF Euro Stoxx 50 Core, avec une exposition aux valeurs françaises mondiales versant des dividendes.
  • Trading sur le Forex (20 % = 2 000 €) : positions actives sur l’EUR/USD ou l’EUR/GBP en fonction de la divergence des banques centrales. 
  • Liquidités (15 % = 1 500 €) : fonds monétaires ou bons à court terme, conservés sous forme liquide pour des entrées tactiques.

 

Ce portefeuille offre un équilibre entre sécurité et opportunité. Vous tirez des revenus des obligations et des dividendes, conservez une certaine flexibilité grâce aux liquidités et utilisez le trading sur le marché des changes pour protéger ou améliorer vos rendements.

 

Terminez l’année avec discipline

Le quatrième trimestre n’apportera probablement pas de miracles, mais il vous donne la possibilité de terminer l’année en toute sagesse. Les taux d’intérêt baissent, l’inflation est sous contrôle et les marchés pourraient bénéficier d’une vigueur saisonnière. En France, les gagnants seront sans doute ennuyeux mais fiables : obligations, sociétés versant des dividendes à l’échelle mondiale et rééquilibrage discipliné. Le trading sur le Forex est un bon outil pour se couvrir et tirer parti des changements opérés par les banques centrales.

 

Prolongez votre échelle obligataire, gardez des liquidités à portée de main et rééquilibrez vos actions. Si une reprise se produit, vous en profiterez. Si ce n’est pas le cas, vous terminerez tout de même l’année de manière stable, ce qui, en matière d’investissement, est déjà un bon résultat.

 

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