"Le beau rôle" érigé au rang de véritable concept par BHL

Dites, je ne vous connais pas mais... au sujet de BHL, je voulais vous dire...

Faites attention quand même parce que... il a plutôt tendance à enfoncer des portes ouvertes votre BHL ; et de plus, il n’hésitera pas à vous faire croire qu’elles étaient fermées, voire... verrouillées à double tour, et que ç’a même été la croix et la bannière pour les ouvrir.
Non ?

Si ! Si !

Et puis, BHL n’est pas dupe : il sait qu’il n’y a que 24 heures dans une journée et qu’il existe de fortes chances pour que vous n’ayez pas trop le temps d’aller voir si, pour un même sujet, ce qui est dit ailleurs, est plus intéressant, plus juste et plus pertinent...

Et comme un fait exprès, le plus souvent, le public et/ou les lecteurs de BHL, en majorité téléspectateurs puisque sans la télé, des "je ne sais pas comment les nommer" comme BHL ne peuvent pas exister, n’ont pas le temps de le vérifier.

Et je vous rassure : si vous êtes souvent d’accord avec BHL, ne cherchez pas ! C’est parce que BHL pense comme vous ; c’est à dire qu’il y a là aussi, de fortes chances pour que... ce que BHL pense soit ce que le commun des mortels serait tenté de penser.

C’est ce qu’on appelle "le bon sens" ; et BHL n’en est pas dépourvu. Pourquoi le serait-il ?

Et je ne m’étendrai pas sur le fait suivant car, je suis persuadé que cela ne vous a pas échappé : plus BHL s’intéresse à l’étranger (Yougoslavie, Darfour), plus on parle de lui en France.

Eh oui ! Même si, aujourd’hui encore, cet "étranger qui l’intéresse tant" n’a toujours pas entendu parler de lui.
Vraiment ?

Interrogez donc un réfugié du Darfour, ou un bosniaque...et vous verrez : « Qui ? Quoi ? BHL vous dites ? Connais pas ! Jamais entendu parlé ! Pourquoi vous demandez ça, sinon ? »
Pour rien.

Mais... je dis ça comme ça ! Je ne voudrais pas non plus me mêler de ce qui me regarde, à savoir : si quelqu’un quelque part me prend ou pas pour un imbécile, et si on veut me voler sur la qualité du produit et/ou de la marchandise qu‘on cherche à me vendre.

Aussi, arrêtons tous de faire de BHL... un escroc, en le prenant pour ce qu’il n’est pas ; et je suis sûr qu’il n’en demande pas tant.

En revanche, ce que BHL demande, et c’est légitime, c’est que vous achetiez ses livres quand ils sortent et que vous alliez sur la même chaîne que lui quand il passe à la télé pour en faire la promo.
C’est tout ce qu’il demande.

Alors, lâchez la grappe à ce pauvre bougre ! Il ne vous a rien fait après tout ! Pitié pour lui !Acharnez-vous sur quelqu’un d’autre ! Je sais pas moi... sur un type qui s’appellerait... tenez ! Bernard-Henri Lévy... par exem...

Hein ? Quoi ?
C’est le même ?
Ah zut ! Autant pour moi !

Plus sérieusement...

BHL ou... comment s’attribuer, en toutes circonstances, le meilleur des rôles : le beau rôle ! qui est toujours... le bon rôle : celui qu’il faut occuper et tenir d‘une main de fer.

La force de BHL, après toutes ces années, reste son culot qu’il met inlassablement, année après année, au service de la recherche d’un beau rôle.

Une gueule, un look d‘enfer, une parole compassionnelle, jamais BHL n’hésite à s’attribuer le beau rôle qui estle meilleur des rôles, toujours !

Car, enfin, qui d’entre nous, n’a pas rêvé de pouvoir en toutes circonstances, occuper ce rôle, le beau rôle, pour ne plus le quitter, offrant ainsi à notre entourage médusé et comme envoûté, le meilleur de nous-mêmes - magnificence, probité, rayonnement quasi universel...

Nul doute, ce beau rôle érigé au rang de véritable concept (doit-on accueillir là une des rares contributions de BHL à la philosophie, sinon la seule ?) que BHL s’attribue sans honte, le protège de toute remise en cause sur le fond.

Piège suprême, ce beau rôle fera de tout détracteur de BHL un jaloux, un envieux ou bien, un individu sans coeur lorsque BHL se répand dans les médias pour sauver la planète, un pays, un peuple, le temps pour lui de se préparer à en sauver un autre, ailleurs, quelque part, et plus tard, à son heure qui est la sienne et celle de personne d’autre.

Intellectuel et philosophe pour une classe moyenne dont le flirt avec ce qu’elle croit être "le monde des idées" aussi famélique et timoré soit-il, trahit sans aucun doute un besoin de supplément d’âme, admirative aussi de ses coups de gueules qui ressemblent le plus souvent à un coup de force... et médiatique... et sur nos consciences...

A défaut d’un Tapie parti en congé ; BHL étant chez les Intellectuels ce que Tapie est à la politique : un intermittent amoureux de son propre spectacle, de sa propre image dans le gigantesque miroir médiatique auquel il a librement accès jusqu’à en abuser...

Nombreux sont ceux qui ressentent l’omniprésente de BHL dans les médias et son comportement - incantations, effets de manche, ton péremptoire -, comme une gêne, un malaise ; et parfois même, la colère : en nous, le sentiment qu’on nous vole notre intelligence, qu’on nous prend en otage ; et puis, surtout : la certitude que BHL parle des autres pour mieux parler de lui, en boucle, fermée à double tour : pour tout interlocuteur, pas d’échappatoire ni de contestation possible : il ne peut que se soumettre ou bien, quitter la place.

La couverture médiatique de BHL, qui est à ce point disproportionnée comparée à sa production intellectuelle, artistique, philosophique, littéraire et à sa contribution (ou absence totale de contribution) aux débats autour des graves questions économiques et sociales qui secouent régulièrement la société française (après quarante ans de carrière, on cite à son sujet un ou deux livres, et seulement) fait que très vite on a le sentiment que l’on nous ment ; et c’est alors que BHL en devient plus insupportable encore aux yeux de ceux qui connaissent d’authentiques acteurs sociaux, auteurs, artistes, intellectuels ou philosophes contemporains ; et nous les connaissons tous, ceux des quarante dernières années. Inutile donc de les citer.

Comme une injure ou bien, une blessure, lancinant en nous le sentiment que... plus BHL semble vouloir s’occuper des autres, plus il s’occupe de lui. Plus BHL donne le sentiment de rouler pour les autres, plus il roule pour lui.

Avec BHL on peut sans peine identifier le profil type de l’escroc... mais, on ajoutera : escroc honnête - escroc malgré lui, dirons-nous ; on lui épargnera donc l’attribut de Tartuffe, puisqu’on lui accordera, en dépit de tout, le bénéfice du doute : la main dans le sac, à la sortie du supermarché, entre deux vigiles, il niera tout car, jamais Bernard Henri Lévy ne se résoudra à avouer que BHL est seulement intéressé par BHL, incapable qu’il est de soupçonner en lui une telle duplicité, - du moins, on ne peut que l’espérer -, et ce malgré les nombreuses « alertes » qui lui sont adressées depuis vingt ans.

C’est à se demander de quoi BHL est conscient ? (Peut-on y trouver là une piste quant à la rareté, voire la pauvreté de sa production en tant qu’intellectuel ?)

Dans un Don Quichottisme qui, nul doute, en fera sourire plus d’un, peut-on et doit-on continuer de dénoncer la complaisance et la paresse de médias qui ne manquent jamais de nous servir tout au long de l’année des émissions aux débats non-contradictoires et verrouillés d’avance - émissions faire-valoir aux contenus promotionnels à peine cachés -, alors que cette pratique s’est généralisée dans tous les médias quels qu’ils soient - télés, radios, journaux, revues, internet ?

Et la réponse ne se fera pas attendre...

Plutôt l’indignation, même au prix du ridicule, que l’indifférence et la résignation qui se répandent telles un poison dans le sang, dès qu’on cesse de dénoncer les abus de pouvoir, les mystifications, les connivences et les supercheries de toutes sortes.


 
 
 
Forum lié à cet article

3 commentaires
  • > "Le beau rôle" érigé au rang de véritable concept par BHL 12 octobre 2008 21:43, par Laurent Beaufils Seyam

    Je ne sais pas qui vous êtes : par contre, je sais, un peu , qui est BHL : et que vous traitiez ce philosophe de " pour les classes moyennes" situe assez bien ( assez mal en fait ) votre niveau : votre article ne dit rien, ne sert à rien : c’es le genre de phagocytages que vous ( tentez) de dénoncer : vous participez à la merde en disant que c’est la merde ( là commeça vous comprendrez ).
    Hors, BHL, que vous le vouliez ou non, c’est un autre parfum.
    Je ne sais pas ce que cet article vient fouttre sur Collectif Urgence darfour : c’est du niveau de Siné : rien à dire de manière conne.

    Actuellement, il existe en France un certain nombre d’initiatives d’éthique appliquée, dont BHL est aussi un des leaders, et qui ne vous ont pas attendu, et qui, au vu de votre article, ne vous attendent plus.

    Courage et conscience, Actez avant de braire.

  • BHL est un Genie ? un Humaniste ?, laissez moi rire, il n’aime pas la critique, mieu encore, il peut faire virer celui qu’il n’aime pas. Il n’apporte rien, et n’apportera jamais rien. Il n’est pas aimé et il ne le sera jamais. De plus defenseur de BHL, une fois que celui ci sera décédé, plus personne ne se souviendra de lui, il sera oublié, totalement, dans le néant le plus total, comme s’il n’avait jamais existé, ainsi que la petite caste de faux intellectuels tel que vous, qui le defende. Il est pro US, totalement anti Intelligent, il fait parti des intellectuels qui haissent l’intelligence, il est particulierement intolerant, il n’existe pas pour les jeunes generations, il n’est rien, juste un Ruquier, un Drucker, rien de plus.

  • À l’auteur.
    Vous avez reçu un commentaire acerbe de Laurent beaufils Seyam. Un commentaire qui ne veut rien dire et se veut partisan. Pour en savoir plus allez visiter ce site. Monsieur Seyam y est bien connu. Ashoka

    http://www.standnow.org/member/laur...

 
 
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