Retour sur les dégâts collatéraux

Afghanistan. Selon un universitaire américain, plus de 3 700 civils sont morts sous les bombes américaines. Les " bavures " se poursuivent.

Tandis que le régime afghan peine à établir la sécurité et la paix sur l’ensemble du pays, l’intervention américaine s’est traduite ces deux dernières semaines par la révélation de " bavures ". Elle ne sont certes pas les premières depuis le déclenchement des frappes le 7 octobre, mais la presse américaine pudique jusqu’ici à relever les dommages collatéraux s’en inquiète ouvertement aujourd’hui. Le 23 janvier, les forces américaines lançaient un raid au nord-est de Kandahar dans le village de Hazar Kadam tuant une vingtaine de personnes. Vingt-sept autres étaient arrêtées et enfermées dans des cages. Elles ont été maltraitées et battues par des soldats américains, ont-elles déclaré après leur libération. Les victimes et les prisonniers étaient, soit de simples villageois soit des représentants de l’administration intérimaire en mission dans la région. Le chef de la police du district, Abdul Rauf, qui figure parmi les quatre prisonniers dénonçant les brutalités des soldats américains, a raconté au New York Times et au Washington Post qu’il a eu une côte cassée et a été battu jusqu’à tomber inconscient. Le 4 février, c’est un missile tiré sur le village de Gorbaz, près de la ville de Khost dans l’est de l’Afghanistan, qui a tué trois civils, et non des membres d’al Qaeda, comme l’a confirmé plus tard le vice-ministre afghan des Affaires frontalières, Mirza Ali.

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