nouveau parti anticapitaliste

Union (69) : pour un nouveau parti anticapitaliste. Nous sommes un groupe d’une quinzaine de syndicalistes, militants politiques et associatifs des entreprises Rhodia, Bluestar, Spie, et nous avons souhaité répondre à l’appel lancé par Olivier Besancenot et la LCR de constituer un nouveau parti anticapitaliste. Nous sommes convaincus que les résistances sociales dans toute leur diversité sont essentielles (de la lutte des salariés SNCF pour les retraites à la défense des sans papiers avec RESF, etc. ..) De leur issue dépend tout le reste. Mais elles ne suffiront pas : il manque un débouché politique, une vision d’ensemble. Pour cela nous proposons la création d’un nouveau parti : anticapitaliste, internationaliste, féministe, écologiste et qui désire changer la société en profondeur. En tant que salariés d’entreprises nous nous adressons plus particulièrement aux salariés, syndiqués ou non, du privé et du public afin de créer un cadre commun permettant de partager des expériences, favoriser la coordination des luttes et enrichir les engagements syndicaux. Dans ce but nous chercherons à impulser un regroupement spécifique en tant que salariés. Par ailleurs, nous sommes aussi citoyens dans nos lieux d’habitation : à ce titre nous serons partie-prenante de toutes les initiatives répondant au besoin de se regrouper politiquement en vue de la fondation d’une vraie gauche ancrée dans les localités. Ces deux dimensions, en tant que travailleurs et aussi en tant que citoyens hors de l’entreprise sont indissociables pour la réussite d’un nouveau parti anticapitaliste : nous pensons qu’Il n’y aura pas de transformation sociale sans une mobilisation de grande ampleur du monde du travail, mais le combat politique et social ne se résume pas à la lutte contre le patronat au sein des entreprises. L’affaire n’est pas aisée, Par quel bout commencer, comment se reconnaitre, se compter, débattre, créer un cadre ? Nous pensons que nous sommes nombreux à être « perdus » quelque part à gauche et nous nous sommes regroupés pour être, peut être, une amorce de ce nouveau parti. La construction d’un nouveau parti ne saurait être l’adhésion à une structure déjà existante. La LCR est riche de son expérience, de son ancrage historique, de ses liens internationaux, mais elle n’a pas réussi à organiser la diversité des milieux sociaux et des expériences politiques nécessaires à un parti anticapitaliste de masse. C’est à la fondation d’un nouveau cadre politique que nous voulons contribuer. Ce nouveau parti devra être capable d’organiser ensemble des militants et des militantes qui n’auront pas nécessairement le même niveau d’engagement ni les mêmes centre d’intérêt. Nous ne voulons pas être un parti où une majorité d’adhérents se contenteraient de payer des cotisations et délègueraient leur pouvoir à un groupe dirigeant. Cela implique que les prises de décision soient le fait d’assemblées de militants, et non par des votes par correspondance, des procurations, ou de signatures de texte en ligne sur Internet. Cela implique que l’adhésion soit liée à un engagement militant. Il ne s’agit pas de prescrire une norme : illustrons cette idée en imaginant la force d’un parti de plusieurs dizaines de milliers d’hommes et de femmes qui, au moins une fois par mois en moyenne, auraient une activité militante. Cela implique la prise ne compte de la diversité des motivations politiques et donc des formes de militantisme. Quel pourrait être le cadre de ce nouveau parti ? Ce sera à celles et ceux qui le constitueront d’en décider. Mais nous pouvons d’ores et déjà essayer d’en définir les grandes lignes :
-  Internationaliste : et par la même antiraciste. Par internationaliste nous entendons être solidaire des peuples opprimés comme aujourd’hui au Darfour, en Palestine ou encore en Irak, mais aussi ressentir de l’espoir quand les peuples se relèvent comme cela commence à être le cas en Amérique Latine.

-  Indépendant : En particulier vis-à-vis du pouvoir actuel. Nous ne sommes pas opposés à participer aux institutions mais toujours sur une base d’indépendance. Nous ne participerons pas à des exécutifs dominés par les partis sociaux-libéraux et nous ne seront pas leurs alliés dans des élections, que ce soit à l’échelle locale, régionale ou nationale. (Exemple : majorité parlementaire, gouvernement, exécutif municipal ou régional)

-  Féministe : L’inégalité dans le travail, dans les rapports familiaux et dans la représentation politique vient de loin et elle ne se réduit pas à l’exploitation capitaliste. Cependant, la capitalisme a su canaliser l’inégalité des sexes à son profit pour imposer du travail gratuit, des bas salaires, de la précarité, à la moitié féminine de la population. Anticapitalisme et féminisme sont donc liés mais l’égalité des sexes ne découlera pas mécaniquement de l’anticapitalisme. La lutte féministe doit garder une dimension autonome.

-  Ecologiste : Une brutale dégradation des conditions de vie sur terre est maintenant possible du fait du réchauffement climatique, de la pollution, de la diffusion non maitrisée d’OGM, ou de l’extinction massive d’espèces vivantes. Des hypothèses catastrophiques sont discutées à tous les niveaux, même par les gouvernements et les organisations internationales. Mais on ne voit pas l’ombre d’une mesure crédible qui inverserait les tendances. Les gouvernements sont incapables d’agir, ni à l’échelle planétaire pour coordonner les actions, ni dans la dimension économique impliquant une transformation radicale du système productif. L’écologie est inséparable de la lutte pour l’émancipation humaine car celle-ci ne saurait se faire dans un environnement dégradé.
-  Anticapitaliste : C’est bien là le cœur de ce nouveau parti, il s’agit donc bien de proposer des solutions alternatives au capitalisme et non seulement de résister à la mondialisation. En commençant par la répartition des richesses, nous poserons la question de la démocratie et de la propriété. Ensemble, nous dirons que le capitalisme n’a pas toujours existé, qu’il n’est pas là jusqu’à la fin des temps et que nous agirons pour hâter sa perte. Alors que la grande majorité de la population vit de son travail, une petite minorité vit du travail des autres. C’est cette minorité qui possède et qui gouverne : si nous réussissons à créer un parti anticapitaliste de masse, nous lui ferons savoir que ce n’est pas pour toujours.

Si, comme nous, vous pensez que l’heure est venue de construire ce parti, le faire vivre, définir son mode de fonctionnement, alors vous êtes les bienvenu(e)s, contactez nous et nous verrons ensemble comment nous organiser.

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